Ce site perso n'a pas pour but de vous expliquer en profondeur la mécanique de vol d'un parapente, mais simplement vous indiquer brièvement les différentes parties de ce bout de chiffon et les forces qui s'appliquent.
Comme par magie, le tout étant équilibré, et notre beau parapente VOLE !
Descriptif d'une aile parapente
Une aile est consitutée de 2 grandes surfaces de tissu. En vol, celle côté ciel est l'extrados, et celle côté planète est l'intrados.
Extrados et intrados sont réunis par un certain nombre de cloisons ou nervures qui donnent à l'aile un profil. Ces cloisons sont pourvues d'orifices pour permettre une circulation de l'air à l'intérieur du profil.
Le compartiment entre 2 cloisons s'appelle un caisson, une alvéole ou une cellule. Les ailes actuelles comportent entre 25 et 70 cellules.
Généralement, plus l'aile comporte de cellule, plus elle est travaillée au niveau de sa conception, et plus elle est performante.
L'avant de l'aile est appelé bord d'attaque. Il est ouvert sur sa plus grande partie afin de permettre l'entrée de l'air, et le maintien de l'aile en forme une fois en vol grâce au vent relatif crée par notre déplacement dans l'air.
L'arrière de l'aile lui, est fermé et s'appelle bord de fuite. C'est l'endroit où les filets d'air quittent le profil.
Pour les extrémités latérales, on parle de bouts d'aile ou souvent de stabilos, abréviation de stabilisateur, et qui comme leur nom l'indique servaient à donner de la stabilité à l'aile.
Ensuite vient le cône de suspentage, qui est l'ensemble de toutes les suspentes, ces "ficelles" qui partent de l'intrados, où elles sont cousues ou nouées à des pattelettes.
Elles se regroupent ensuite progressivement par pattess d'oie successives pour finir 6 à 8 mètres plus bas sur 2 groupes d'élévateurs, eux-mêmes respectivement reliés par un maillon à la sellette, dans laquelle sera assis le pilote.
Mais comment un bout de tissu peut arriver à voler ?
Tout est une histoire force qui s'appliquent sur le parapente, et surtout qui sont très bien équilibrées. Explications...
Le mécanicien (au sens "physicien spécialisé dans l'étude de la mécanique"), pour simplifier et manipuler les forces aérodynamiques à son aise, va les résumer en nos deux forces maintenant bien connues, la portance et la traînée, et va considérer que celles-ci s'appliquent au point où s'établit leur moyenne : le centre de poussée.
Comme elle s'appliquent toutes deux au même endroit, on peut également les additionner vectoriellement, pour obtenir la RFA (Résultante des Forces Aérodynamiques).
Quelques angles importants...
Voici le schéma en coupe d'un parapente
L'assiette : c'est une position du profil par rapport à l'horizontale définie par l'angle formé entre la ligne de référence et l'horizontale, angle â. En dessous de l'horizontale, on parle de calage négatif et en dessus de l'horizontale, je vous laisse deviner !
En vol, l'assiette varie faiblement mais constamment, car elle dépend de notre position de commande et de l'aérologie. Et ne pas confondre "assiette" et calage, qui lui est fixe puisqu'il dépend de la longeur des suspentes et des élévateurs déterminés par le concepteur.
L'incidence : c'est l'angle formé par la ligne de référence et les filets d'air du vent relatif, angle î. L'incidence varie aussi avec le pilotage, avec comme extrêmes les positions vitesse maximale d'un côté et vitesse minimale de l'autre. A vitesse max, on vole à faible incidence, à basse vitesse on vole à forte incidence.
L'angle de plané : formé par l'horizontale et la trajectoire de l'aile, regroupe l'angle â et î, qui dépend aussi du pilotage. Plus cet angle est petit, plus la trajectoire mène loin. C'est donc en position finesse max que l'on vole au meilleur angle de plané.
Et pour finir, 2 illustrations...

Une voile qui vole... Une voile qui vole plus ^^